Un vrai métier

Nous sommes de retour, enfin, en exposition ce dimanche 19 juillet à Barr où la municipalité a eu la bonne idée de relancer les expos d’été  avec la Rue des Arts  qui chaque année attire un public de qualité …

Nous serons entre quarante et cinquante à vous proposer nos dernières créations.

 Pour ma part j’exposerai les grands dessins aux crayons de couleurs que j’ai réalisés pendant le confinement et aussi les dessins publiés par Pierre Marchant au Verger éditeur maison d’édition de Barr ! qui a publié mon dernier ouvrage que je dédicacerai .. (entre autres).

Les commerces habituels seront ouverts et vous êtes donc les bienvenus …

à dimanche !

VENEZ VOUS FAIRE METTRE COMME VOUS ÊTES

C’était la rentrée , les rois du monde en ont profité pour nous inonder de publicités plus crétines les unes que les autres. Dans cette compétition de niveau au moins aussi relevé que le caniveau, la filiale française de la multinationale de la malbouffe remporte haut la main la palme du cynisme et de la bêtise réunis. On a pu lire en pleines pages de la presse quotidienne régionale le slogan (1) qui fait depuis quelques années l’essentiel de l’axe de communication de la maison , à savoir une invitation à venir  tel que l’on est (comme si nous étions une nation de schizophrènes à ne jamais être ceux que l’on est) tout simplement mal manger . Mais cette fois ci, pas d’illustrations drôles déclinées avec l’accord de franchises hollywoodiennes. Non. Juste l’accroche dans  une typographie imitant l’écriture manuscrite avec au moins une faute d’orthographe par mot.  Que Mc donald’s se moque de notre santé on le savait depuis des lustres mais une campagne publicitaire aussi stupide non seulement ridiculise l’orthographe mais moque jusqu’à la caricature la faillite dans la maîtrise d’un acquis fondamental. Le triste aveu qu’échec scolaire rime bien avec alimentation déplorable.

Que cela s’étale en pleine page de la PQR, il n’y a là rien de bien surprenant de la part d’une presse qui ressemble de plus en plus à un gigantesque tract néo libéral et dont les rédacteurs sont régulièrement pris en flagrant délit de confondre infinitif et participe passé.

Vous verrez que bientôt les petits génies de la rue de Grenelle auront la lumineuse idée de  proposer un partenariat public privé au géant américain  pour la gestion de l’ensemble des cantines scolaires. Wi fi aidant , les petites têtes blondes (brunes et rousses) pourront continuer à s’y cramer les neurones  le temps du repas sur des tablettes flambant neuf largement subventionnées grâce au mécénat d’entreprise des amis du locataire de l’Elysée et aux économies réalisées avec la suppression des emplois aidés et la diminution de l’APL.
Heureux parents qui pourront suivre en temps réel et à distance l’état de délabrement précoce de l’appareil digestif de leurs tétards à l’aide d’une application merveilleuse qui , directement connectée au réfrigérateur familial grâce au compteur linky, pourra calculer le déjeuner idéalement complémentaire de la saloperie surgelée prévue pour le plateau dîner télé du soir. Ajoutez au paysage de ce désastre gratuit et laïc annoncé les futurs onze vaccins  obligatoire programmés et c’est la zombie parade garantie à toutes les récrés. Macdo ne fait pas que ruiner la santé de nos enfants , il insulte nos intelligences . Bien plus qu’un délit de santé publique, c’est un crime contre l’esprit. Le seul ,si j’en crois le peu qui me reste de ma culture du Livre, qui ne sera jamais pardonné. Reiser finira par avoir raison : on est en train de passer à côté du bonheur,….
hé Merde ! (le M est le M de Mc do)
(1) Il est utile de préciser ici  que grâce à Maurizio PALLANTE  dans le numéro d’Avril 2017 de “la décroissance” on sait que “le mot “slogan” vient de la synthèse de deux mots gaéliques qui signifient “cri de bataille”. il est entré dans le vocabulaire des pays occidentaux au début du dernier siècle comme forme de langage typique de la publicité, c’est à dire d’un langage non fondé sur le dialogue entre des interlocuteurs égaux, mais imposé de manière unilatérale par un émetteur qui veut conditionner les comportements de ceux qui reçoivent ce message , afin qu’ils agissent sur la base de leurs exigences.”
merde

FAUT RIGOLER !

Vendredi 2, samedi 3 et dimanche 4 juin,

je dédicace mon tout nouveau bouquin qui vient tout juste de sortir chez le Verger éditeur. C’est à Strasbulles , le festival de bandes dessinées de Strasbourg, place Kléber tous les jours de 10h à 18H.

64 pages de délires au prix modique de dix euros ! Pour oublier la tristesse électorale du moment

Je vous attends !

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Le désert des pingouins

Le vingt trois avril près d’un quart des électeurs français fêtaient la victoire d’un premier de la classe opportuniste quand un petit cinquième d’entre eux avalaient les larmes amères de la défaite annoncée de leur champion, plus victime de la gestion calamiteuse des affaires le concernant que d’un programme mal ficelé validé par la majorité de son parti. Coup de théâtre ? Mauvaise comédie voulez-vous dire ! Scénario ridicule, mise en scène éculée, acteurs médiocres, couverture médiatique hystérique. Public ringard. Remboursez ! Sans la fatalité liée au calendrier électoral nous aurions dû fêter comme chaque année la naissance de deux des plus grands génies de l’histoire : Cervantes et Shakespeare.  Auteurs de chefs-d’oeuvre de l’utopie mais aussi du drame sombre et glauque de la vie dans tous ses états. Des héros tous plus fous et meurtriers les uns que les autres. Encore plus démesuré que les Atrides . Bien plus moderne en tous cas. Je dois à un oncle avisé qui m’avait offert enfant  une version romancée des pièces de Shakespeare la première pétoche de ma vie littéraire à la lecture de Macbeth. A quoi ça tient la vie d’un lecteur…

Rien de comparable avec les caricatures de Shylock affublés de costards hors de prix et de toquantes de luxe affrontant un Richard de pacotille et une Desdémone de fête foraine. Sans compter tous les Iago de carnaval pointant leur rond de serviette dans l’organigramme de chaque camp. Au moins lors de la dernière échéance on avait eu droit au récit glauque et pathétique du prétendant en queutard invétéré. Le rut outratlanticard  de deux mille onze en devient presque plus lamentablement sympathique que l’agité du pognon que l’on a suivi en direct depuis deux mois. Question d’époque. Le  nouveau favori des sondages dont on nous vante à la moindre occasion la grande culture littéraire saura apprécier à sa juste mesure quel méta récit est à même de passionner ses futurs électeurs. Vraiment, quelle mauvaise littérature que celle que l’on nous sert depuis que cette campagne est lancée ! Chefs-d’oeuvre d’impostures ! Le sept mai prochain Emmanuel Macron a toutes les chances de briser le tristement célèbre record détenu par Louis Napoléon Bonaparte de plus jeune président de la république française jamais élu, tous suffrages confondus. Ce sera également le premier homme politique de tout premier plan a ne pas être né sous le gaullisme, à n’avoir pas connu Georges Pompidou, cet autre fin lettré ancien de la banque Rothschild qui citait Eluard comme pas deux à une époque pas si lointaine où une professeure de lettres amoureuse de son élève pouvait mourir d’aimer. Macron est né sous Giscard, cet autre brillant premier de la classe passé par les finances et forçant son destin en nous expliquant la nécessité de sortir du moyen âge et d’entrer dans la modernité.  On a vu où ça nous a menés. Macron c’est Giscard 2.0 qui se serait égaré dans une chanson de Boris Vian. Une majorité d’électeurs inconscients sont là à lui demander de leur faire mal et il va leur en mettre, il va nous en mettre, plein la gueule . Il sera bien tard pour répondre comme Magali Noël “Oh la vache.”
Ne riez pas, avec  l’image de la stature du Général c’est  par la même occasion tout l’héritage du CNR qui va voler en éclats.  Quel miracle attendez-vous d’un type qui pointait déjà sa stature de favori à la commission pour le retour de la croissance de cet autre premier de la classe de Jacques Attali ? D’un type qui aurait filé à un copain, le jour de son arrivée à Bercy les clefs d’un bouclard que Montebourg lui refusait avec raisons… François Ruffin n’a pas tort  quand, lors de la venu du cador d’En marche à l’usine d’Amiens, il décrit Macron en pingouin qui découvre qu’il y a du sable dans le désert. Macron c’est Giscard en pingouin. Mais il n’est pas seul dans le désert , avec lui il y a une pingouine (la femelle du pingouin, pas de second degré s’il vous plait). Elle a quitté sa banquise où elle essayait vainement de vendre de la glace aux eskimos . Maintenant que pourrait-elle bien vendre aux cactus ?
Réponse le sept mai à vingt heures.
laviekon57